Mode impérial activé — les lanternes s’éteignent, les Archives Noires s’entrouvrent

La Cité

Bâtie sur un éperon de basalte, entre brume et clochers, Lucenheim est une cité qui préfère la nuit au jour — et ne s’en excuse jamais.

Registre de la cité

Lucenheim, en quelques nombres soigneusement choisis

Population

66 666

habitants recensés, dont treize fantômes dûment déclarés.

Fondation

An XIII

de la Première Ère, par une nuit sans lune.

Altitude

666 m

au pied du Mont Crépuscule, juste sous les nuages.

Portes

7

dont une qui n’a jamais été ouverte. Officiellement.

Ponts

13

dont le Pont des Âmes, qui ne mène nulle part le jeudi.

Clochers

99

le centième est « en travaux » depuis l’An XIII.

Lanternes

6 660

allumées chaque soir par la Guilde des Allumeurs.

Nuits par an

365

officiellement, toutes. Les jours sont tolérés.

Statistiques établies par le Bureau Impérial des Statistiques Approximatives.

Lucenheim la nuit : la Vesper, le Pont des Âmes et la cathédrale Sainte-Nuit

46° XIII′ N · 6° 66′ E

Nulle part sur une carte.
Quelque part dans la nuit.

Coordonnées officielles de la Citadelle, arrondies à la nuit près.

Portrait de la cité

Sept regards sur Lucenheim

Géographie

Lucenheim s’étend sur un éperon de basalte noir, au confluent de la Vesper et d’un ruisseau dont plus personne ne se rappelle le nom. Au nord se dresse le Mont Crépuscule ; au sud, une forêt si dense que la lumière n’y entre que sur rendez-vous.

Climat : brumeux, avec éclaircies dramatiques.

Architecture

Pierre noire, flèches gothiques et gargouilles syndiquées. La cathédrale Sainte-Nuit domine la ville de ses cent soixante-six mètres ; la Citadelle Impériale veille sur le Pont des Âmes. Un règlement d’urbanisme interdit de bâtir plus haut que l’orgueil de l’Empereur.

Couleur officielle : le noir, en dix-sept nuances.

Population

Les Lucenheimois sont réputés pour leur élégance, leur ponctualité nocturne et leur méfiance envers le soleil de midi. On y compte des artisans, des archivistes, des poètes et un nombre statistiquement troublant de corbeaux.

Gentilé : Lucenheimois, Lucenheimoise.

Culture

Orgues, chœurs, black metal de chambre et opéras en douze actes. La Bibliothèque des Ombres conserve des manuscrits que nul n’a le droit de lire — ce qui en garantit la popularité.

Instrument national : l’orgue, de préférence en ré mineur.

Vie nocturne

La cité s’éveille au crépuscule. Les tavernes de la rue des Lanternes servent un vin noir de garde et un café si fort qu’il est classé arme impériale. Les bals masqués commencent à minuit et s’achèvent dès que quelqu’un aperçoit l’aube.

Heure de fermeture : jamais.

Traditions

Chaque 13 du mois, la Procession des Lanternes franchit les sept portes. Au solstice d’hiver, la Nuit Longue est célébrée par un silence collectif de six minutes et soixante-six secondes.

Fête impériale : la Nuit Longue.

Symboles

Le soleil et le croissant, la tour et le pont, l’or et le bordeaux : chaque emblème de Lucenheim raconte un fragment de sa légende. La devise de la cité, « Lux ex tenebris », est gravée au-dessus des sept portes.

Décrypter le blason →

Armoiries de la Cité Impériale Libre de Lucenheim

Cité de pierre, de lumière et d’ombre.