Mode impérial activé — les lanternes s’éteignent, les Archives Noires s’entrouvrent

L’Empire

Un empire d’une seule cité — ce qui simplifie considérablement la cartographie, et complique tout le reste.

Gouvernement impérial · An XIII

JAY DVRDEN, Empereur de LucenheimJAY DVRDEN couronné, Empereur de Lucenheim

IMAGO IMPERATORIS · AN XIII

I — Sa Majesté Impériale

JAY DVRDEN,
Empereur de Lucenheim

Le souverain éternel de la Cité Impériale Libre de Lucenheim.

Titre complet
Empereur de Lucenheim, Gardien du Pont des Âmes, Seigneur des Sept Portes, Premier Veilleur de la Nuit Longue
Couronnement
À minuit précise, An XIII de l’Ère Impériale
Résidence
La Citadelle Impériale, aile nord, troisième ombre à gauche
Heure du lever
Le crépuscule
Statut
Souverain régnant de la Cité Impériale Libre

Devise impériale

EX TENEBRIS, IMPERIUM.

FROM DARKNESS, EMPIRE.

De l’ombre, l’Empire.

Hymne impérial

II — Biographie impériale

Chronique d’un règne commencé à minuit

Il est dit dans les chroniques que JAY DVRDEN naquit la nuit où les cloches de Sainte-Nuit sonnèrent treize coups au lieu de douze. Les sages y virent un présage ; le sonneur, une erreur de calcul. L’Histoire retint le présage.

Formé dans la Bibliothèque des Ombres, il apprit la calligraphie à la plume de corbeau, l’architecture des cathédrales et l’art délicat de ne jamais répondre directement à une question. À la fin de la Guerre de la Nuit, la Cour lui tendit la Couronne Murale ; il l’accepta à condition que la cérémonie ait lieu à minuit et sans flash.

Depuis, il règne sur Lucenheim par décrets, silences et regards appuyés. Son âge exact est un secret d’État ; son humeur, un bulletin météorologique.

Paroles impériales

« Je ne gouverne pas la nuit. Je la laisse croire qu’elle me gouverne. »
« Qu’on allume les lanternes. Pas toutes : je tiens à mon mystère. »
« Un empire se bâtit pierre après pierre. Le mien, ombre après ombre. »

Édits oraux recueillis par le Maître des Cérémonies.

III — Insignes impériaux

Les attributs du souverain

La Couronne Murale

Or vieilli, cinq tours crénelées. Pèse exactement le poids d’une responsabilité éternelle.

Le Sceau du Crépuscule

Cire bordeaux, frappée du sigil. Aucun décret n’est valide sans lui — ni sans une bougie allumée.

L’Anneau du Pont

Forgé dans le fer du premier pont de la cité. Il ouvre, dit-on, la septième porte.

Le Manteau Bordeaux

Velours de minuit doublé d’or. Porté lors de la Nuit Longue et des grandes déclarations.

IV — Architecture du pouvoir

Comment se gouverne Lucenheim

Cinq institutions, toutes solennelles, toutes convaincues d’être indispensables.

I

L’Empereur

Source de toute autorité, de tout décret et de la plupart des silences.

III

Le Conseil Impérial

Treize conseillers qui délibèrent à huis clos, à la chandelle, et votent à bulletin noir. Le résultat est toujours unanime ; personne ne sait comment.

IV

Les Grandes Maisons

Maison Vael

Gardiens des archives. Devise : « Rien ne se perd, tout s’égare. »

Maison Morteaux

Bâtisseurs de ponts. Devise : « D’une rive à l’autre, et retour. »

Maison Ysolde

Allumeurs de lanternes. Devise : « Juste assez de lumière. »

Maison Corvane

Maîtres des cloches. Devise : « Treize coups, jamais douze. »

V

La Garde de Lucenheim

Six cent soixante-six gardes en manteau noir, chargés de veiller sur les sept portes et sur la ponctualité des crépuscules.